Industrie et commerce

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AGRICULTURE ET ELEVAGE

Jusqu’à la fin du XVème siècle, les 2/3 du territoire de Courcelles étaient des bois. On y chassait le chevreuil et le gibier y était abondant.

Il y avait trois « trieux Â» Ă  Courcelles. Le Trieux des Agneaux, le Trieux de Braibant et le Trieux de Reguignies. Un « try Â», c’est « une terre Ă  pâture Â».

La culture était réduite à Courcelles. On y produisait quelques céréales qu’il fallait faire moudre au moulin de Hamal ou de Rianwelz. Mais partout on récoltait en abondance les pois et les fèves qui étaient la base de l’alimentation. On en trouvait à tous les repas et bien longtemps après l’introduction de la pomme de terre, c’est la fève qui avait la préférence de nos ancêtres.

Pour ce qui est de l’élevage, notre région était renommée pour ses porcs et ses gorets mais surtout pour ses chevaux de race.

LA HOUILLE

Vers 1650, on commença à tirer de la terre-houille dans le bois de Miaucourt. Plus tard, on découvrit des affleurements de charbon à Wartonlieu, la Motte, Sarty et Nolichamps.

Les anciens Courcellois creusèrent de petits puits Ă  ciel ouvert appelĂ©s « cayats Â» pour y exploiter les tĂŞtes de veines.

Au fil du temps, des modifications furent apportées au régime d’exploitation de la Houille et le 12 août 1785, une ordonnance interdit, sans permission ou concession, aucune extraction de houille.

En 1853, une société, appelée Société Anonyme des Charbonnages du Nord de Charleroi, se forma pour réunir les diverses concessions situées sur Courcelles.

La puissance d’extraction était de 19.000 tonnes en 1854. Elle atteint 500.000 tonnes en 1930.

Les puits ont été fermés un à un et actuellement, aucun puits d’extraction ne fonctionne sur le territoire de Courcelles.

INDUSTRIES DIVERSES

Dans les temps anciens, les habitants de Courcelles se livraient à la fabrication artisanale de clous. Annexée à la plupart des maisons, une petite forge permettait aux Courcellois de produire leurs propres clous. Cette petite industrie artisanale a périclité vers 1840 pour disparaître totalement en 1850 avec l’ouverture d’une clouterie mécanique.

On sait  que vers 1592, Desandruin conçut l’idĂ©e d’importer dans nos contrĂ©es la fabrication du verre. Dès 1645, on comptait trois verreries importantes dans la rĂ©gion. En 1853 fut fondĂ©e Ă  Courcelles la sociĂ©tĂ© premièrement connue sous le nom de Verreries de Gosselies. Puis en 1870 fut Ă©rigĂ©e Ă  Courcelles la quatrième glacerie de Belgique. Malheureusement, le nombre de glaceries et la concurrence augmentant, les glaces de Courcelles durent dĂ©poser leur bilan. L’affaire fut rachetĂ©e par un groupe amĂ©ricain.

Courcelles est l’une des communes du bassin de Charleroi dont le sous-sol contient la plus grande quantité d’argile propre à la fabrication de briques. Vers 1860, tous les hommes étaient briquetiers.

On comptait également au XIXème siècle quelques brasseries renommées.

Parallèlement Ă  l’industrie charbonnière, l’installation d’ateliers de constructions mĂ©talliques se dĂ©veloppa, mĂŞme jusque  dans les annĂ©es 1970. La petite et la grande industrie ont pris une telle ampleur Ă  la fin du XIX et au dĂ©but du XXème siècle, qu’il est difficile d’en faire une Ă©numĂ©ration complète.

Courcelles a largement contribué au développement industriel de la région. Aujourd'hui, si les marques de ce passé sont toujours visibles, Courcelles est devenue une commune à vocation résidentielle et a su se forger un visage chaleureux où une nature sauvegardée fait bon ménage avec des lieux de culture, des sites touristiques, des PME dynamiques et un parc d'activités économiques en plein développement.

COMMERCE

Le commerce Ă©tait quasi nul dans les premiers temps. Chacun produisait ce dont il avait besoin et se contentait du peu qu’il avait. On se bornait Ă  faire des Ă©changes. L’argent Ă©tait très rare. Les seuls commerçants de Courcelles vendaient des chandelles, de l’huile pour « crasset Â», du sucre, des pois et des fèves.

Après 1830, on installa des « boutiques Â». On y vendait un peu de tout, principalement des toiles, des Ă©toffes et de la mercerie. En 1837, on comptait dĂ©jĂ  102 boutiques.

L’établissement du marché, inauguré le mercredi de la kermesse Saint-Lambert en 1826 sur la place du Trieu donna un essor nouveau et provoqua le déplacement du centre vital de la commune.

Après la guerre franco-allemande de 1870, les salaires augmentèrent. Bon nombre de briquetiers établirent des magasins qui prospérèrent. D’un simple commerce de détail, certains négociants devinrent grossistes.

Avec l’augmentation de la population, de nouveaux besoins surgirent et le nombre de magasins ne cessa de croître.

Petit à petit, Courcelles devint une commune commerçante, grâce aux nombreux moyens de communication.

 

 

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